Jardins japonais

Les jardins japonais, qui excellent dans la création de reproductions symboliques de paysages ou de marines dans le cadre restreint de quelques centaines de mètres au maximum, sont renommés dans le monde entier. Ayant évolué à partir du parrainage d’une classe dominante d’un extrême raffinement et des principes du Bouddhisme et du Shintoïsme, les jardins japonais sont de sublimes combinaisons de plantes, de sable, d’eau et de roches qui célèbrent les beautés de la nature dans une forme artistique parfaitement structurée. Les enceintes des temples comptent de nombreux jardins, et beaucoup d’entre eux sont vieux de plusieurs siècles.

Kyoto compte en particulier une profusion de jardins, et ceux de la Villa Impériale de Katsura, des Temples Ginkakuji et Kinkakuji, du Château de Nijo ainsi que le célèbre jardin de pierre du Temple Ryoanji en sont les exemples les plus subtils.

A Tokyo, les plus beaux jardins sont ceux Higashi Gyoen, Hama Rikyu et Koishikawa Korakuen, et le vaste parc public de Shinjuku Gyoen qui, à l’origine, était un des lieux de détente de la famille Impériale.

Ailleurs, le Kenrokuen de Kanazawa, dans la Préfecture d’Ishikawa, le Kairakuen dans la Préfecture d’Ibaraki, le Korakuen de la Préfecture d’Okayama et le Parc Ritsurin dans la Préfecture de Kagawa sont parmi les plus importants.

Musées et galeries d’art du Japon

La longue histoire du Japon, dont il nous reste bien des traces, et ses importantes réalisations artistiques, sont largement détaillées et exposées dans de nombreux musées. Il est incontestable que les trouvailles archéologiques ou les chefs-d’œuvre des arts et de l’artisanat représentent de subtils microcosmes de la quintessence de l’esprit japonais qui imprègne le pays et sa population.

Il est possible que les plus beaux des musées du Japon soient ses musées nationaux, dont le premier à avoir été ouvert en 1871 est le Musée National de Tokyo, situé dans le Parc d’Ueno. Sa collection, considérable, donne une vue d’ensemble de l’histoire de l’art traditionnel japonais en même temps qu’elle permet de proposer des expositions historiques, scientifiques.

Le Musée National d’Art Moderne, à Tokyo, présente une chronologie des chef-d’œuvres des beaux-arts contemporains du Japon.

Le Musée National de Kyoto a été, à l’origine, fondé autour des peintures, des sculptures et d’autres trésors provenant des temples des environs. Il contient aujourd’hui des exemples de l’art japonais de chacune des périodes de son histoire.

Le Musée National de Nara est particulièrement connu pour sa collection de sculptures bouddhistes.

Il y a à Tokyo un grand nombre de musées, privés et publics, conservant des pièces inestimables des beaux-arts traditionnels du Japon. Pour n’en nommer que quelques-uns, le Musée d’Art Goto possède, au milieu de sa collection, le splendide « Rouleau du Dit du Genji », un rouleau peint classé trésor national ; l’Institut des Beaux-Arts Nezu est consacré à une collection de pièces servant pour la cérémonie du thé et à l’art bouddhique ; la Collection Hatakeyama présente elle aussi des pièces superbes dévolues à la cérémonie du thé.

Ces trois musées disposent également d’un jardin japonais, permettant aux visiteurs d’apprécier de superbes pièces dans une atmosphère agréablement relaxante. Parmi les musées qui valent également le détour, citons le Musée des Arts Idemitsu, avec une collection de calligraphies, de peintures et de céramiques venant à la fois du Japon et de Chine ; le Musée d’Art Suntory, présentant des objets d’art antique qui appartenaient au mode de vie traditionnel ; le Musée d’Art Yamatane, spécialisé dans la peinture japonaise moderne et contemporaine ; le Musée d’Artisanat du Japon, spécialisé dans les beaux objets d’artisanat, céramiques ou textiles, destinés à l’utilisation quotidienne ; et enfin le Musée d’Art Commémoratif Ukiyo-e Ota, spécialisé dans l’estampe Ukiyo-e.

Si l’on met de coté les beaux-arts traditionnels, il y a également d’autres types de musées très caractéristiques. Le Musée Edo-Tokyo présente l’histoire et les modes de vie de Tokyo grâce à des maquettes à grande échelle. Le Musée Teien de Tokyo est un bâtiment de style art déco construit en 1933 et il expose des collections variées prêtées par d’autres musées ou des collectionneurs.

Dans le domaine des beaux-arts contemporains, le Japon est récemment apparu comme communiquant au reste du monde une créativité très particulière. Les musées d’art contemporains du Japon attendent donc les visiteurs intéressés par les modes de vie, les courants de pensée ou les médias les plus avant-gardistes du pays. L’un des plus grands du Japon, le Musée d’Art Contemporain de Tokyo, présente une palette complète de chefs-d’œuvre de l’art contemporain du Japon et de l’étranger. La Galerie d’Art de Tokyo Opéra City est souvent la première à lancer des expositions de nouveaux concepts de l’art contemporain. Le Musée Hara d’Art Contemporain, situé dans le quartier de Shinagawa, à Tokyo, est un élégant bâtiment de style Bauhaus qui possède une grande variété de pièces contemporaines. Dans la Préfecture de Ibaraki, au nord de Tokyo, le Centre d’Art Contemporain de la Art Tower Mito est réputé pour la particularité de ses expositions présentant l’art contemporain.

Le Musée d’Art Tokugawa de Nagoya est spécialisé dans les costumes du théâtre No, et les épées, les armures ou d’autres reliques de samouraïs.

Le Musée d’Art Hiroshige du Tokaido est situé dans la Préfecture de Shizuoka. Sa collection, qui s’articule autour du travail de Hiroshige Utagawa, un des grands peintres d’estampes Ukiyo-e, rassemble plus de 1 200 gravures sur bois.

Comme pour les beaux-arts traditionnels de la région du Kansai, le Musée d’Art Fujita, à Osaka, est célèbre pour son importante collection de beaux-arts antiques. Notez, toutefois, qu’il n’est ouvert qu’au printemps et à l’automne. Bien connu également, le Musée Municipal de Céramiques Orientales d’Osaka possède plus particulièrement des céramiques antiques inestimables provenant de Chine ou de Corée et le Musée Municipal d’Art d’Osaka dispose d’une importante collection de pièces antiques des beaux-arts antiques de Chine et du Japon. Le Musée d’Art de la Villa Oyamazaki, à Kyoto, est une impressionnante villa exposant des chefs-d’œuvre de la céramique dans une atmosphère paisible et raffinée. Le Musée Suntory TEMPOZAN d’Osaka, lui, organise des expositions à thème centrées sur les affiches.

Festivals et manifestations d’hiver au Japon

L’archipel japonais, pour sa plus grande part, appartient à une zone tempérée et son climat est caractérisé par quatre variations saisonnières bien distinctes. Cette particularité climatique a depuis toujours offert une grande variété d’agréments et les festivals du Japon pourraient bien être l’un des sources de plaisirs les plus importantes. Il y a pratiquement un festival chaque jour de l’année, quelque part, dans une ville ou un village. Vous trouverez ici quelques-uns des principaux festivals japonais choisis entre d’innombrables manifestations.

La saison de tous les plaisirs de la neige

A l’exception de l’extrême nord, l’hiver n’est pas au Japon d’une trop grande rigueur, et il est souvent tempéré d’un soleil éclatant et de ciels bleus.

Plus loin, dans les frimas des régions du nord, ont lieu de nombreux festivals célébrant la neige et la glace. Touristes et habitants apprécient à leur juste mesure les énormes sculptures de glace et participent aux traditions et aux manifestations rurales de la saison.

Bien des manifestations et des foires se tiennent partout au Japon à l’époque du Nouvel An, qui pour les Japonais est le jour le plus important de l’année.

Festivals et manifestations

Du 15 au 18 décembre Le On-matsuri du Sanctuaire .Casuga de Nara présente une procession de personnages du temps passé.

Du 17 au 19 décembreC’est la Fête des Raquettes, Hagoita-ichi du Temple Kannon d’Asakusa à Tokyo.

31 décembre                Le Okera Mairi du Sanctuaire Yasaka de Kyoto est une cérémonie au cours de laquelle est allumé un feu sacré.

31 décembre                Namahage de la péninsule d’Oga, dans la Préfecture d’Akita. Des hommes déguisés en démons passent de maison en maison, les enfants prenant le plus grand plaisir à crier de frayeur devant leurs masques grimaçants.

1er janvier Jour du Nouvel An. Du premier au trois, la plupart des sociétés, des usines et des commerces sont fermés. Les familles célèbrent le Nouvel An en préparant des mets de choix, en s’habillant de leurs plus beaux habits, kimono ou vêtements occidentaux, et en se rendant dans les temples ou les sanctuaires, priant pour avoir bonheur et santé tout au long de l’année.

6 janvier                      Dezomeshiki est la parade du Nouvel An des pompiers  de Tokyo.   Ils y font  des démonstrations acrobatiques au sommet d’échelles de bambou.

Mi-janvier (pendant 15 jours)   Premier tournoi de Sumo, à Tokyo.

Veille du Jour des Adultes  Une cérémonie autour d’un feu d’herbes est célébrée sur le Mont Wakakusayama, à Nara.

Début février, pendant 7 jours   Festival de la Neige à Sapporo, dans le Hokkaido. C’est le plus célèbre festival de la neige du Japon, et on voit de nombreuses sculptures de glace et de neige, gigantesques et très élaborées.

Début ou mi-février   Festivals de la Neige à Asahikawa, Abashiri et dans d’autres villes du Hokkaido.

3 ou 4 février  Le Setsubun, ou la Fête du Jeté de Haricots, est observé dans les principaux temples du pays.

3 ou 4 février   Festival des Lanternes du Sanctuaire Kasuga à Nara.

16 et 17 février             Festival Bonden à Yokote, dans la Préfecture d’Akita. Des douzaines de Bonten, symbole de la divinité de la Créativité, sont portés par des jeunes gens.

15 et 16 février             Kamakura Matsuri à Yokote, dans la Préfecture d’Akita. On y érige des maisons de neige protégeant la Divinité de l’eau.

3ème samedi de février  Eyo ou Hadaka Matsuri (Fêfe de la nudité) au Temple Saidaiji, à Okayama.