Les arts mineurs au Japon

Parmi tous les arts pratiqués dans l’archipel, peu sont aussi typiquement japonais que l’Ikebana, ou l’art de l’arrangement floral. Très lié à l’art de la cérémonie du thé du Bouddhisme Zen, l’Ikebana met l’accent sur la simplicité et la précision des formes, et vise à symboliser les différents aspects de la nature. Il y a de nombreuses écoles enseignant l’Ikebana, et beaucoup d’entre elles proposent des cours en anglais.

L’art du thé, ou plus précisément la voie du thé, le Cha-no-yu, est un culte esthétique du raffinement spirituel, et il était à ses débuts extrêmement populaire dans la classe guerrière dirigeante. Aujourd’hui, vous pouvez assister et même participer à des démonstrations de Cha-no-yu dans quelques-unes des plus grandes écoles et dans certains hôtels.

• Le costume traditionnel

Le Kimono est le costume traditionnel japonais et il est aujourd’hui principalement porté lors des grandes occasions. Bien qu’il soit parfois considéré comme peu pratique, il donne à la personne qui le porte une grâce et une élégance

particulières. Lorsqu’ils séjournent dans un ryokan, hommes et femme sont en yukata, un kimono de coton informel. Ne   manquez   pas   de savourer ce plaisir simple lorsque vous passerez dans un ryokan, où vous trouverez toujours des yukata à votre disposition.

Cérémonie du thé

Céramiques et porcelaines

Au fur et à mesure que la cérémonie du thé prenait de l’essor, pendant la période de Muromachi (1333-1573), elle stimulait les centres de production de céramique du pays, chacun avec un style très particulier. Le I7ème siècle a vu la ville d’Arita réussir le difficile exploit de la cuisson de la porcelaine, ce qui donna encore davantage de dynamisme à l’industrie de la poterie dans les années qui suivirent. Parmi les nombreux hauts lieux de la céramique, les plus célèbres sont Mashiko dans la région du Kanto, Seto, Tokoname, Mino et Kutani dans la région de Chubu, Kiyomizu et Shigaraki dans le Kansai, Bizen et Hagi dans la région de Chugoku et Imari, Arita et Karatsu à Kyushu. Il y a dans ces centres de production des musées de la céramique, des boutiques et des cours de formation au tour dans lesquels même les débutants peuvent tenter de modeler et d’imaginer leur propre création.

Arts modernes de la scène au Japon

Vous pourrez également apprécier au Japon, dans plusieurs villes du pays, les arts modernes de la scène comme l’opéra, la danse « Buto », les comédies musicales, les pièces de théâtre et les ballets. A Tokyo, en particulier, il y a toujours en scène des artistes internationaux de premier plan. Certains ont une telle popularité que les billets doivent être réservés longtemps à l’avance. La Tokyo Opéra City est une salle disposant des installations les plus modernes et elle est idéale pour les concerts et les opéras. La Troupe Takarazuka, une compagnie de comédie musicale composée uniquement de jeunes femmes, attire un nombreux public, ravi des brillantes représentations où les rôles masculins sont tous tenus par des femmes. Le « Buto », reconnu et apprécié sur la scène internationale, impressionne toujours avec ses performances d’avant-garde uniques au Japon.

Arts classiques de la scène

Le théâtre No du Japon est une forme d’art scénique particulièrement stylisé et qui a 700 ans d’histoire. Avec une symbolique très riche, le No est enraciné dans les anciens rituels Shinto et il est joué sur une scène dont le toit a la même structure que celui d’un sanctuaire. Les acteurs portent des masques et les mouvements, d’une très grande lenteur, sont extrêmement épurés, contrastant avec la richesse et la somptuosité des costumes.

Cette forme d’art classique est en particulier jouée au Théâtre National de No de Tokyo, au Hosho Nohgakudo, au Kanze Nohgakudo, au Kita Nohgakudo et à l’Umewaka Nohgakudo, à Tokyo toujours. Dans la région du Kansai, le No est mis en scène au Kanze Kaikan de Kyoto et au Nohgaku Kaikan d’Osaka. On apprécie peut-être encore mieux le No en plein air, sur les scènes éclairées aux flambeaux des sanctuaires.

Le théâtre Kabuki est une forme théâtrale séculaire au Japon. Il est caractérisé par un maquillage flamboyant, des costumes et des décors spectaculaires, et une action dramatique qui intègre danse, combats à l’épée, et parfois même le « lancer d’acteur » vers les spectateurs ou la scène.

Le lieu idéal à Tokyo pour voir du Kabuki est le Kabuki-za, à Ginza, qui programme des pièces tout au long de l’année. Toujours à Ginza, vous trouverez aussi le Shimbashi Embujo, et le Théâtre National du Japon, proche du Palais impérial, accueille à l’occasion des compagnies en tournée.

Le Bunraku est une forme très élaborée de théâtre de marionnettes : des figurines de bois au visage de porcelaine, mesurant les deux tiers d’une taille humaine, sont manipulées par trois marionnettistes jouant en suivant une narration sur un accompagnement au Shamisen. Le Bunraku est joué au Théâtre National de Bunraku d’Osaka et au Théâtre National de Tokyo.